Optimiser le flux : par où commencer
Les titres avant tout
Le titre pèse plus que tout autre attribut sur le matching des requêtes. La structure gagnante dépend de la verticale : en mode, « Marque + Type de produit + Attribut clé + Couleur + Taille » ; en pièces détachées, la référence constructeur doit apparaître tôt ; en électroménager, le modèle exact prime.
Les 70 premiers caractères sont les plus lus. Un titre commençant par un code interne ou une mention promotionnelle gaspille l'espace le plus précieux du flux.
Les attributs qui déclenchent la diffusion
- GTIN et MPN : leur absence réduit la couverture et fait perdre l'éligibilité à certaines surfaces.
- google_product_category et product_type : le premier aligne Google, le second sert votre propre segmentation en campagne.
- Attributs de variantes (taille, couleur, matière) : indispensables en mode, sinon les variantes se cannibalisent.
- Disponibilité et prix : toute divergence avec la page produit entraîne un refus ou une suspension.
- custom_label_0 à 4 : le levier stratégique réel — j'y injecte la marge, la saisonnalité, le niveau de stock et la performance historique.
Segmenter par marge avec les custom labels
Piloter un catalogue avec un tROAS unique revient à financer autant les produits d'appel que les produits rentables. La solution est de traduire la logique économique dans le flux via les étiquettes personnalisées.
Un schéma que j'utilise fréquemment : custom_label_0 = palier de marge (faible / moyenne / forte), custom_label_1 = performance sur 90 jours (best-seller / régulier / dormant), custom_label_2 = niveau de stock, custom_label_3 = saison. Ces étiquettes permettent ensuite de construire des groupes de fiches avec des cibles de retour sur dépense différenciées, et d'exclure automatiquement les produits en rupture ou structurellement non rentables.
Merchant Center Next : ce qui a changé
Merchant Center Next a modifié l'ergonomie et introduit l'extraction automatique de données depuis le site. C'est pratique pour démarrer, mais dangereux en régime établi : les données extraites peuvent écraser un flux soigneusement construit.
Ma recommandation reste un flux maîtrisé — fichier généré par la plateforme e-commerce ou par un feed manager — complété par des règles de flux dans Merchant Center, et l'extraction automatique désactivée dès que le flux principal est propre.
Le suivi des problèmes produits doit être hebdomadaire. Une catégorie entière peut être désapprouvée sans alerte visible, et la perte de chiffre d'affaires est immédiate.
Shopping standard, PMax, ou les deux ?
Depuis la bascule des campagnes Smart Shopping vers Performance Max, la question n'est plus vraiment ouverte pour la majorité des annonceurs : le catalogue passe par PMax. Les campagnes Shopping standard conservent toutefois un intérêt réel sur deux cas — le contrôle fin d'un sous-catalogue stratégique, et la couverture de produits que l'algorithme délaisse.
En pratique, une architecture robuste combine une PMax catalogue segmentée par marge, une Shopping standard sur les gammes à piloter finement, et une exclusion de marque rigoureuse.
Pour aller plus loin sur ce sujet
- Performance Max — Le catalogue Shopping alimente directement vos campagnes PMax.
- Tracking de conversion — Remonter la marge par produit exige un tracking e-commerce complet.
- Search Console — Les pages produit doivent être indexables et rapides pour convertir le trafic Shopping.
Questions fréquentes
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