Le symptôme
Vous lancez une campagne Performance Max. En trois semaines, elle affiche le meilleur retour sur dépense publicitaire du compte. Dans le même temps, votre chiffre d'affaires total n'a pas bougé et vos campagnes Search de marque ont vu leurs impressions chuter.
Ce scénario est le plus fréquent des comptes e-commerce établis. Il ne traduit pas une fraude de l'algorithme mais un défaut de configuration : rien n'empêche PMax de diffuser sur votre propre nom, où le coût par clic est faible et le taux de conversion très élevé.
Les trois corrections à appliquer
- Activer les exclusions de mots-clés de marque, au niveau du compte pour une protection globale, au niveau de la campagne pour un contrôle fin.
- Maintenir une campagne Search de marque en correspondance exacte, avec des enchères basses : elle garde la priorité dans l'enchère et rend le volume de marque lisible.
- Reconstruire vos rapports autour du chiffre d'affaires total et des nouveaux clients, et non du ROAS déclaré campagne par campagne.
Mesurer l'incrémentalité sans deviner
Le seul verdict fiable vient d'un test. La méthode la plus accessible est l'expérience géographique : deux zones comparables, la campagne PMax coupée dans l'une pendant trois à quatre semaines, et l'observation du chiffre d'affaires total et non du ROAS de la campagne.
Sur les tests que j'ai menés chez des retailers, la part non incrémentale des conversions PMax se situait entre 25 et 55 % avant correction des exclusions. Après correction, la campagne devient lisible : le ROAS baisse à l'écran, la rentabilité réelle monte.
Ce qu'il faut retenir
- Un ROAS PMax spectaculaire dans un compte à forte notoriété est un signal d'alerte, pas un succès.
- Les exclusions de marque sont le premier réglage à vérifier sur toute campagne PMax reprise en main.
- Aucun arbitrage budgétaire sérieux ne se fait sans une mesure d'incrémentalité, même artisanale.
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